Appel à projets 2022

Calendrier

Diffusion de l’appel à projets : 20 septembre 2021
Clôture des dépôts de dossiers phase 1: 17 octobre 2021 (réponse le 28 octobre)
Clôture des dépôts de dossiers phase 2 : 30 janvier 2022 (réponse le 10 février)

Résultats

Phase 1 : Sur les 5 demandes reçues, 3 actions sont soutenues intégralement et 2 sont soutenues partiellement (actions 2022.2 et 2022.5).

Phase 2 : Sur les 8 candidatures reçues, 4 sont soutenues intégralement et 2 sont soutenues partiellement (actions 2022.9 et 2022.11). L’action 2022.5 bénéficie d’un financement complémentaire de 2 019 € sur reliquat.

Action 2022-1. Soutien au projet interdisciplinaire LOG (Éric Armynot du Châtelet, Alain Trentesaux, Maïwenn Herledan) « Adaptation des amibes à thèque aux changements environnementaux sous contraintes climatiques dans l’archipel des Kerguelen ». Financement de 6 mois de gratification de stage de Master 2 pour un montant total de 3 194 €.

Action 2022-2. Financement de 3 mois de stage niveau M1, de consommables et de frais de mission pour le projet interdisciplinaire LOG (Jacinthe Caillaud, Marine Casetta, Lucie Courcot, Françoise Henry, Sylvie Philippe) « Évolution des Métaux de POussières Industrielles dans les Sols de la zone de Gravelines (EMPOIS) ». 3 450 € accordés.

Action 2022-3. Soutien à la collaboration LOG (Frida Lasram) – LRHBL (Ghassen Halouani) pour le projet « Évaluation de la sensibilité d’un un ensemble d’indicateurs écosystémiques à la résolution spatiale du modèle trophique Ecospace ». Financement de 6 mois de gratification de stage M2 pour un montant de 3 166 €.

Action 2022-4. Soutien au projet interdisciplinaire LPCA (Maria Bokova, Mohammad Kassem, Arnaud Cuisset, Anton Sokolov) « Étude des verres dopés aux halogénures métalliques en tant que membranes des électrodes sélectives aux ions Cd2+ et Hg2+ dans l’eau de mer (ESI‐Cd/Hg) ». 3 303 € accordés pour le financement de 6 mois de gratification de stage M2.

Action 2022-5. Financement de frais de publication d’un article sur l’occurrence des gènes de résistance aux antibiotiques dans la Manche et Mer du Nord) en open Access dans le journal Frontiers in Environnemental science pour la valorisation de la thèse « RESASTOCK (Valostock2.0) ». Collaboration LSA (Thomas Brauge, Graziella Midelet) – BioEcoAgro (Cédric Le Bris) soutenue à hauteur de 2 764 €

Complément de  2 019 € accord é pour la publication d’un article sur la comparaison des méthodes d’extraction d’acides nucléiques. Collaboration LSA (Erwan Bourdonnais, Thomas Brauge, Graziella Midelet) – BioEcoAgro (Cédric Le Bris)

Action 2022-6. Collaboration tripartite entre le LSA (Alexandre Dehaut, Guillaume Duflos), le LOG (Rachid Amara) et BioEcoAgro (Périne, Doyen, Thierry Grard) pour le sujet de Master 2 « Effet de la marée sur l’abondance et la nature des microplastiques au sein d’un écosystème estuarien (MAREEMICRO) ». Financement de 50% d’une gratification de stage niveau Master pour un montant de 1 554 €.

Action 2022-7. Soutien au projet « Comparaison analyses 2D et 3D de la forme des otolithes de rougets barbets pour discriminer les populations » entre le LRHBL (Kélig Mahé) et le LISIC (Émilie Poisson Caillault). Financement de frais de mission pour réaliser des analyses 3D et du traitement des résultats 3D (1 118 €)

Action 2022-8. Financement de la publication en open access « Manta net: the golden method for sampling surface water microplastics in aquatic environments ». Collaboration LOG (Rachid Amara, Gabriel Pasquier) – BioEcoAgro (Périne Doyen) – LSA (Guillaume Duflos, Alexandre Dehaut) soutenue à hauteur de 2 208 €

Action 2022-9. Financement de consommables de laboratoire pour le projet « Recherche de nanoparticules par imagerie MEB dans le cadre de la caractérisation de la surface de microplastiques (MicroSurf MEB) » porté par le LOG (Lucie Courcot) et le LSA (Alexandre Dehaut, Guillaume Duflos). 1 000 € accordés.

Action 2022-10. Financement de 6 mois de gratification de stage niveau Master pour une collaboration LISIC (Serge Reboul, Georges Stienne) – LMPA (Carole Rosier, Dominique Schneider) autour du projet « Estimation de l’état de mer par réflectométrie GNSS : Estimation de la direction du vent », 3 412 € accordés.

Action 2022-11. Soutien à une collaboration entre :

  • le LPCA (Patrick Augustin, Hervé Delbarre, Marc Fourmentin, Elsa Dieudonné, Anton Sokolov) ;
  • le LISIC (Serge Reboul, Georges Stienne, Jean-Charles Noyer, Mohamed Fnadi, Régis Lherbier) ;
  • le LOG (Olivier Cohen, Emmanuel Blaise, Jean-Yves Reynaud, Rachid Ouchaou) ;
  • et TVES (Éric Masson)

2 476 € accordés pour participer au financement du projet « Apports du couplage des techniques radar, lidar et d’analyse d’images pour la caractérisation de la plage, la dune et l’arrière-dune » (Frais de mission, prestation ballons-sondes, matériel et frais de transport).

Le projet

Dans une période de dérèglement climatique, de montée du niveau des mers et des océans et de modification du régime des tempêtes, les littoraux sont soumis à des aléas météo‐marins de plus en plus intenses et les zones basses sont de plus en plus vulnérables. L’étude des environnements sédimentaires meubles (ex. : plages, dunes, cordons sableux, zones humides, estuaires) très réactifs et sensibles, aux moindres variations de forçage et au vent, est d’une grande importance pour la compréhension du fonctionnement des systèmes côtiers et la modélisation de leur évolution future dans la perspective d’une bonne gestion des milieux naturels et aussi des risques littoraux.

Pour pouvoir caractériser la topographie, les sédiments, le taux d’humidité des sols dans des zones de plages, de dunes et arrière‐dunes et les vents locaux influencés par la morphologie côtière, nous souhaitons coupler des données multispectrales, Lidar et Radar. Dans ce contexte nous proposons une action d’expérimentation, qui s’appuie sur une campagne de mesures synchrones ou quasisynchrones multicapteurs déjà en possession des équipes impliquées, en baie de Wissant dans le département du Pas‐de‐Calais.

La baie de Wissant est un site atelier particulièrement intéressant pour ce projet. En effet, le site des Deux Caps (du Cap Blanc‐Nez au Cap Gris‐Nez), localisé dans le Parc Naturel Régional des Caps et Marais d’Opale, a reçu en 2011 le label « Grand site de France » en reconnaissance de la beauté et de la richesse de ses paysages. Le rivage de la baie, au coeur de ce site, présente une grande diversité de faciès géologiques et géomorphologiques : étangs, falaises, massifs dunaires, cordons de galets, large plage où l’érosion côtière a fait apparaître des affleurements de tourbe. De plus, la morphologie particulière des Deux Caps ainsi que la diversité géologique peuvent influencer la formation des brises de mer (susceptibles d’interagir entre elles) modifiant rapidement le champ de vent, l’humidité et la température. Ces différents faciès produiront une grande variété de signaux mesurés.

 

 

 

Plage de Wissant

Repérage sur le terrain le 04 mai 2022

Deux sites d’étude possibles avaient été identifiés : l’un à Wissant dans la dune d’Aval, l’autre à Tardinghen dans la dune du Châtelet. Les deux sites présentent une belle variété de faciès géomorphologiques : zone humide en arrière‐ dune, dune, plage de sable avec des affleurements de tourbe. Sur les deux sites, une traversée du cordon dunaire est possible via un sentier, on pourra y faire passer le géoradar.

Sur le site de Tardinghen cependant, l’accès à la zone humide semble difficile, il faudrait faire un grand tour et passer par la Motte au Bourg. Les rives de la zone humide sont très végétalisées.

À Wissant en revanche, on trouve également une zone humide en arrière dune. Côté mer, on remarque de gros affleurements d’argile inexistant à Tardinghen. Enfin, ce site sera plus prêt de la zone de stationnement de L’Unité Mobile Atmosphérique du LPCA. Celle‐ci pourra être stationnée à l’extrémité ouest de la digue de Wissant.

 

M. Fourmentin (LPCA), P. Augustin LPCA), S. Reboul (LISIC), V. Sipka (LOG), O. Cohen (LOG), H. Issa (LISIC), G. Stienne (LISIC), E. Blaise (LOG)

Campagne de mesures: les 16 et 17 juin 2022

Le déploiement de l’Unité Mobile Atmosphérique (UMA), de ses mâts, des lidars associés ainsi que les vols du drone s’est déroulé le 16 juin. Les deux brises de mer (en lien avec la morphologie du site étudié) étaient bien au rendez-vous. Elles ont bien été observées par le lidar vent. Ces brises ont pu transporter, comme prévu, les polluants atmosphériques, présents au-dessus de la mer, vers le site d’étude (détecté par nos analyseurs de polluants situé sur le toit de l’UMA et des cellules pulmonaires ont pu y être exposées). Ces mesures ont été complétées par le drone qui a embarqué les capteurs d’aérosols et des capteurs de gaz (NO2/SO2).

Les observations lidars associées aux mesures in-situ nous permettent de constituer une bonne base de données qui pourrait nous aider à mieux caractériser l’environnement du site étudié.

Le vendredi 17 juin, il y a eu de nombreux vols de drones pour réaliser des mesures topographiques, photogrammétriques et lidar. L’ULM a pu survoler la zone d’étude afin d’effectuer des mesures de réflectométrie GNSS pendant que :

– le télémètre laser balayait la plage ;

– et que le georadar sondait le sol.

Nous avons bien pris soin de favoriser la communication avec les passants de la plage de Wissant qui ont été ravis de mieux connaître nos activités de recherche.

 

 

 

Site d’études