Apports du couplage des techniques radar, lidar et d’analyse d’images pour la caractérisation de la plage, la dune et l’arrière‐dune

LISIC, LOG, LPCA, TVES

Le projet

Dans une période de dérèglement climatique, de montée du niveau des mers et des océans et de modification du régime des tempêtes, les littoraux sont soumis à des aléas météo-marins de plus en plus intenses et les zones basses sont de plus en plus vulnérables. L’étude des environnements sédimentaires meubles (ex. : plages, dunes, cordons sableux, zones humides, estuaires) très réactifs et sensibles, aux moindres variations de forçage et au vent, est d’une grande importance pour la compréhension du fonctionnement des systèmes côtiers et la modélisation de leur évolution future dans la perspective d’une bonne gestion des milieux naturels et aussi des risques littoraux.

Pour pouvoir caractériser la topographie, les sédiments, le taux d’humidité des sols dans des zones de plages, de dunes et arrière-dunes et les vents locaux influencés par la morphologie côtière, nous souhaitons coupler des données multispectrales, Lidar et Radar. Dans ce contexte nous proposons une action d’expérimentation, qui s’appuie sur une campagne de mesures synchrones ou quasisynchrones multicapteurs déjà en possession des équipes impliquées, en baie de Wissant dans le département du Pas-de-Calais.

La baie de Wissant est un site atelier particulièrement intéressant pour ce projet. En effet, le site des Deux Caps (du Cap Blanc-Nez au Cap Gris-Nez), localisé dans le Parc Naturel Régional des Caps et Marais d’Opale, a reçu en 2011 le label « Grand site de France » en reconnaissance de la beauté et de la richesse de ses paysages. Le rivage de la baie, au coeur de ce site, présente une grande diversité de faciès géologiques et géomorphologiques : étangs, falaises, massifs dunaires, cordons de galets, large plage où l’érosion côtière a fait apparaître des affleurements de tourbe. De plus, la morphologie particulière des Deux Caps ainsi que la diversité géologique peuvent influencer la formation des brises de mer (susceptibles d’interagir entre elles) modifiant rapidement le champ de vent, l’humidité et la température. Ces différents faciès produiront une grande variété de signaux mesurés.

Repérage sur le terrain le 04 mai 2022

Deux sites d’étude possibles avaient été identifiés : l’un à Wissant dans la dune d’Aval, l’autre à Tardinghen dans la dune du Châtelet. Les deux sites présentent une belle variété de faciès géomorphologiques : zone humide en arrière-dune, dune, plage de sable avec des affleurements de tourbe. Sur les deux sites, une traversée du cordon dunaire est possible via un sentier, on pourra y faire passer le géoradar.

Sur le site de Tardinghen cependant, l’accès à la zone humide semble difficile, il faudrait faire un grand tour et passer par la Motte au Bourg. Les rives de la zone humide sont très végétalisées.

A Wissant en revanche, on trouve également une zone humide en arrière dune. Côté mer, on remarque de gros affleurements d’argile inexistant à Tardinghen. Enfin, ce site sera plus prêt de la zone de stationnement de L’Unité Mobile Atmosphérique du LPCA. Celle-ci pourra être stationnée à l’extrémité ouest de la digue de Wissant.

Figure 1.  Sites d’étude

Figure 2. M. Fourmentin (LPCA), P. Augustin LPCA), S. Reboul (LISIC), V. Sipka (LOG), O. Cohen (LOG), H. Issa (LISIC), G. Stienne (LISIC), E. Blaise (LOG)